03.12.2009

These go to eleven!

 

 

 

 

Pour ceux qui ne connaîtraient pas l'original:

 

 

 

Et parce qu'il y a pas de mal à se faire du bien:

 

 

 

 

 

27.11.2009

Touchée


Hier soir, l'un de mes co-machineurs, le genre qu'a 10 ans de métier, le genre qu'a son nom sur le livre-à-piou utilisé à l'usine, le genre qui fait plein de projets vachement "tendance" et vachement chronophages, ce type-là, donc, il m'a dit qu'il m'admirait...

 

 

 

 

Parce que mes pious lui ont dit qu'avec moi, ils avaient envie.

 

 

 

c'est où le smiley qui sait pas où se foutre?

 

 

22.11.2009

Débat sur l'identité nationale

 

Il y a quelques jours, on nous en a fait toute une chiée sur "qui a annulé le match?" et quand et pourquoi, les incidents qui ont suivi, qui n'auraient pas suivi si blablabla, etc, tout ça sur fond de grippe A(blation du cerveau).

 

Il y a quelques heures, on nous en a fait toute une chiée (je me répète si je veux) parce que "YAMIN! YAMIN!". Y en a surtout un qu'a pas fini de morfler...

Il y a quelques minutes, Chéri et moi-même regardions les infos de MeuhSiiiiiii! pour changer un peu, quand on passe au sport, et les présentateurs de nous donner moult détails sur les résultats de diverses équipes. C'est alors que Chéri me regarde et me lance:

"T'as remarqué qu'il ont même pas dit que c'était du foot?"

Et nous avons donc prêté l'oreille plus attentivement. A aucun moment les mots "foot" ou "football" n'ont été prononcés, et aucun autre sport n'a été mentionné.

 

Je voudrais donc clarifier un truc qui me tient à coeur:

 


ça n'est qu'un putain de jeu,

bordel de merde!

 

 

dont je n'ai qui plus est rien à branler.

 

 

Merci de votre attention. Bonsoir.

 

 

17.11.2009

Y en a qui se fatiguent pas...

 

Je viens de voir un truc sur le programme télé là...

C'est pas que je m'en plaindrais hein...

Mais...

 

 

Ils diffusent autre chose que les Experts, Téhèfhein?

 

 

16.11.2009

De fil en aiguille

Cherchez pas de lien avec ce qui précède, y en a pas.

 

 

Voilà. C'est tout.

 

 

Y a quand même des fois où je suis fière de moi...

 

Des fois, on tombe sur le bon document, la petite "pépite", actuelle, fun, pas compliquée mais vachement "profonde" (les guillemets parce qu'on parle quand même de pious, faut pas pousser Kant dans les orties...).

Là, j'ai trouvé une bande annonce: en 30 secondes, l'unique personnage dit 5 toutes petites phrases, le texte fait 2 lignes et demi.

 

Et ben j'ai réussi à pondre 12 questions de fond.

 

 

(commentaires, mail valide, tout ça tout ça... et je vous donne le lien du labeur de Neuneue - hé vouiche, c'est en ligne, rien à télécharger)

 

 

11.11.2009

De pire en pire?


Dans le dernier contrôle-qualité, une pioute m'avait raconté une engueulade via téléphone portable à clapet, en 1920.

Là, une autre m'explique que son héro éteint la lumière, en plein 17è siècle.

Ils ont de la bouse dans les neurones ou bien?

 

 

04.11.2009

Hallelujah (titre very private joke)

 

Aujourd'hui est un jour béni. Aujourd'hui la lumière fut. Aujourd'hui, la vérité m'est apparue!

 

Le liniment efface le véléda des doigts.

 

HALLELUJAH!!!!

 

 

 

PS drolatique: j'avais écrit "hellelujah". ça m'a beaucoup fait rire.

31.10.2009

En vrac

 

La pub pour le téléphone ou je sais pas quoi où on nous montre quelqu'un qui attrappe le soleil pour voir la météo, j'ai pas bien compris. ça sert à quoi de regarder la météo sur son portable? Si tu as ton portable, c'est que t'es déjà dehors non?

 

J'ai fait des muffins canelle nappés de chocolat fondu à se damner. Pour Halloween, c'est raccord.

 

Dans les teleschnuffies, j'aimerais bien chopper le mec qu'a traduit "corn flour" par "poudre de pomme de terre" histoire de lui faire bouffer ses dents.

 

J'ai voulu faire une blanquette de veau, mais j'avais ni veau ni vin. C'est devenu du sauté de porc au cognac. Et c'est vachement bon.

 

Dans la pub avec le petit poucet, c'est du point de chaînette?

 

Sinon, l'identité nationale, c'est la plus grosse connerie que j'ai jamais entendu. Identité par rapport à quoi? Me suis jamais sentie aussi française que quand je vivais ailleurs. Je vois mal pourquoi on réveillerait une identité nationale chez des gens qui pour la plupart ne sortiront jamais de france? Peu de pays développent une fièreté nationale aussi grande que les Etats Unis, nation d'immigration par excellence. Pour que les gens soient fiers d'être français, faudrait qu'ils soient fiers de la France non? Fier de quoi? Des ventes d'armes? Des détournements de biens publiques? De Besson et de sa rhétorique Orwellienne? Bon, on a eu "travailler plus pour gagner plus", on a maintenant "l'identité nationale". J'ai hâte de voir ce qu'il vont nous pondre sur la famille...

 

 

 

L'Oeuf de Dragon

 

- A BOIRE !

C’était au moins la septième tournée que réclamait Bort. Toute l’équipe était pourtant déjà bien avinée. Le Petit s’était même effondré, la tête calée sur ses bras sales. Les autres chantaient, riaient, tripotaient des filles que leur statut de Chevalier du Roi avait attirées.  Tu parles de chevaliers, se disait Aldrick. Une belle brochette de soiffards. Aucun d’entre eux n’avaient jamais vu le roi d’ailleurs, sauf peut-être l’Ancien. La plupart d’entre eux n’avaient même jamais mis les pieds dans la capitale.

- HE ! réclama Bort. C’est pas tous les jours qu’on fait face à un dragon, merde !

- On, on… c’est vite dit, sourit l’Ancien, dont le nom tenait plus au nombre de batailles qu’il avait menées qu’à son âge. J’ai pas vu de dragon, moi.

- S’il dit qu’il l’a vu, moi je le crois. T’as vu la taille de cet œuf ?

- J’ai pas dit que je le croyais pas, Bort. J’ai dit que toi, tu l’as pas vu.

- C’est pas grave, ça ! Aldrick a tenu face à un putain de dragon, tout seul ! ça se fête !

- Tu me flattes, mais j’en ai déjà bien assez, les interrompit justement Aldrick. Il valait mieux couper court au débat avant que Bort ne s’énerve.

Un dragon. Pour sûr qu’il l’avait vu. Enorme. Terrifiant. Troublant. Aldrick était resté pétrifié sur place, incapable de bouger tant le danger était palpable. S’il avait fait le moindre mouvement, la bête se serait jetée sur lui. Et s’il ne se cachait pas, il était sûr de rôtir. Mais pourquoi avait-il pris cet œuf qui lui cuisait la main ?

Et puis le dragon s’était planté là, face à lui, ses écailles s’écartant à chacune de ses respirations, son souffle chaud inondant la grotte. Aldrick n’avait pensé qu’à son épée. Une épée à deux mains. Il lui fallait choisir : l’œuf, ou une infime chance de survie.

- Tu vas en faire quoi de cet œuf ?

Dans la bouche de l’Ancien, la question semblait grave.

- J’en sais rien.

- Tu pourrais en tirer un bon prix.

- Sans doute.

- Tu n’as pas envie de le vendre, hein ? lança l’Ancien, les yeux pleins de malice.

- C’est qu’il m’a coûté cher en efforts.

Aldrick était troublé. Depuis sa rencontre avec le dragon, tout semblait irréel. Il se sentait groggy. Et si puissant. En dehors du Petit, c’était le plus jeune de l’équipe. Mais depuis qu’il avait croisé le regard jaune de la bête, saisi la majesté de ce monstre sans âge, lu les années sur sa cuirasse rouille, il se sentait invulnérable. Il savait qu’il pourrait écraser Bort d’un coup de poing bien placé. Même l’Ancien, s’il voulait, il pourrait le battre. Il avait soudainement conscience d’être invincible. Pas l’impression d’être invincible. Il savait que personne ne pouvait le battre. Et cela le terrifiait.

Le bruit de la porte le sortit de ses idées sombres. Un équipage venait d’arriver. Un valet demanda une chambre pour la nuit, pour sa maîtresse, et à manger. Et elle entra. Grande, rousse, magnifique. Noble sans doute. Elle était propre, le teint pâle, ses cheveux savamment relevés. Sous sa cape bleue, on pouvait voir une robe de velours vert qui devait contraster magnifiquement avec ses cheveux, mais elle ne la dévoilerait pas. Pas ici. Elle ne regarda personne, alla s’asseoir, et attendit qu’on la serve.

Aldrick savait qu’il pourrait l’avoir. Ce soir, rien ne serait impossible. Mais pour quoi faire ? Elle était visiblement de passage, repartirait aux premières lueurs de l’aube… Une gentille, c’est ça qu’il lui fallait. Une femme d’ici, jeune comme lui, prête à lui donner de nombreux enfants. Pas une Dame. Que lui dirait-il d’ailleurs ?

- Putain, elle te regarde ! lui glissa Bort.

C’était vrai. Elle avait détourné la tête dès qu’il avait levé le nez dans sa direction, mais elle l’avait regardé.

- T’es en veine toi aujourd’hui ! s’esclaffait Bort.

- Si tu plais à la dame, tu devrais aller te présenter, sourit l’Ancien.

- Arrêtez de vous moquer de moi. Vous savez très bien qu’elle ne m’adresserait même pas la parole !

- C’est sûr que si t’essayes pas…

- J’ai pas envie d’essayer.

- Et si je te proposais un petit jeu ? Bort s’était presque allongé sur la table pour parler le moins fort possible. Si tu vas lui faire la causette, je te donne mon cheval.

Le marché était tentant. Le cheval de Bort n’était pas le plus beau de la région, mais Aldrick allait à pieds depuis déjà trop longtemps.

- Et si j’y vais pas ?

- Si t’y vas pas, c’est moi qui y vais.

Aldrick se leva immédiatement. Bort risquait d’attirer les foudres de la Dame (ou de son mari) sur toute la région. Il était incapable d’aligner trois mots sans glisser un juron.

- L’Ancien, présente-moi.

Les deux chevaliers approchèrent de la table de la Dame, et l’Ancien initia les présentations :

- Ma Dame, je vois que vous avez entrepris un long voyage. Je voudrais vous rassurer, nos chevaliers vous escorteront demain, afin d’assurer votre sécurité.

- Je n’ai pas besoin d’escorte. Sa voix était douce, mais son ton était dur, froid comme la pierre.

- Ne savez-vous pas que nos montagnes abritent des dragons ?

- Vraiment ? Elle se tourna lentement vers l’Ancien. Sa curiosité était piquée.

- Nous les combattons sans relâche. Aldrick est un jeune chevalier, mais il a fait face à l’un d’eux aujourd’hui.

- Ha oui ? Elle toisa le jeune homme en souriant. Racontez-moi donc cette histoire, lui dit-elle en lui désignant un siège. L’Ancien se retira. On entendit le rire de Bort raisonner dans toute la salle.

- Hé bien, nous étions en route pour la ville voisine quand une tempête de neige s’est levée. Nous avons cherché un refuge et n’avons trouvé qu’une grotte à flanc de montagne. Comme le vent s’y engouffrait, j’ai proposé d’aller explorer les galeries à la recherche d’une autre salle plus confortable. Je me suis glissé dans les tunnels, et j’ai trouvé une salle immense, remplie de joyaux et de pièces de monnaie.

- Un trésor caché ! se moqua-t-elle. Quelle jolie histoire.

- Ho mais croyez-moi, ma Dame. En m’avançant, je suis tombé nez à nez avec un œuf.

- Un œuf ?

- Oui, un œuf énorme, plus gros que ma tête. Et alors que je le regardais, j’ai senti le sol trembler, et c’est là qu’il est apparu.

- Le dragon.

- Oui, le dragon.

- Avez-vous eu peur ?

- Pour sûr, ma Dame. Il était énorme, avec des dents plus acérées que des lames de rasoir, et plus longues que des sabres. J’étais cloué sur place. Je ne savais pas quoi faire. J’allais me lancer à l’assaut mais j’ai trébuché, et mon épée était trop lourde pour une seule main. Elle m’a glissée des mains et je me suis retrouvé désarmé devant le monstre. J’ai cru qu’il allait me rôtir sur place, ou me dévorer. Alors j’ai brandi l’œuf, et je lui ai dit que s’il me menaçait, je l’écraserais à terre. J’ai reculé jusqu’au boyau d’où j’étais venu. Le dragon était bien trop gros pour me suivre, mais je savais qu’il allait sortir d’un autre côté et nous trouver. Quand j’ai rejoins les autres, je leur ai dit de sortir, que j’avais réveillé un dragon. On a vite décampé, malgré la tempête, croyez-moi.

- Ils ont dû se moquer de vous.

- Non, ma Dame. N’importe quel chevalier qui se serait trouvé désarmé en aurait fait de même. Affronter un dragon seul est déjà téméraire en soi. Sans arme, c’est suicidaire.

La princesse semblait maintenant sous son charme. Aldrick se sentait coupable. Non seulement cette histoire l’avait envoutée, mais en plus, elle était fausse. La vérité c’est que face à ce montre, Aldrick s’était éteint. Cet animal n’avait rien de monstrueux. Il était magnifique. Sa puissance, son allure digne, sauvage. Tout dans cette créature inspirait le respect.

Aldrick avait baissé son arme, c’était mis à genoux avant de baisser la tête et de s’offrir, entièrement dévoué à son nouveau maître. Le dragon s’était approché, l’avait reniflé, avait poussé Aldrick en arrière, vers la galerie, puis il avait rugit. Et c’est à cet instant que le chevalier avait repris vie, s’était dirigé vers ses camarades, l’œuf toujours au creux du bras.

 

 


Bort avait raison. Il aurait eu tord de ne pas sauter sur l’occasion. Une femme magnifique qui vous offre son lit, ça ne se refuse pas. Non seulement, il avait passé un bon moment dans les bras de cette femme (bon sang ! sa peau était si douce, elle sentait si bon !)  mais en plus il allait pouvoir dormir dans un lit moelleux, fraîchement fait. Il était étendu sur le dos, Ronna lui caressant doucement la poitrine.

- Que t’a dit le dragon quand tu l’as menacé de casser son œuf ?

- Quoi ?

- Que t’as répondu le dragon ?

- Rien ! Que veux-tu qu’il me dise ? Les dragons ne parlent pas ! se moqua-t-il avant de l’embrasser.

- Je pensais. Ne sont-ils pas connus pour leur magie ?

- Je ne sais pas de quelle magie tu parles. Malgré ce que l’Ancien t’as dit, jamais personne ici n’a croisé de dragon. En tout cas, personne qui n’en soit revenu.

- Alors tu es le seul ?

Cette question avait réveillé ses idées sombres. Le seul à avoir vu un dragon et en avoir réchappé vivant. Aldrick l’Invincible. Pourtant, il aurait préféré mourir dans cette grotte, que de vivre avec la beauté de la bête accroché au ventre. Jamais il ne pourrait partager cela. On le prendrait pour un fou. Pourquoi l’avait-il épargné ?

- Qu’as-tu fait de l’œuf ?

- Je l’ai caché.

- Où cela ?

- Quelle importance ?

- Ne connais-tu pas la malédiction des œufs de dragon ?

Il se tourna vers elle.

- Non.

- Celui qui touche un œuf de dragon devient invincible. Mais le dragon fera tout pour récupérer son œuf, alors il s’attaquera à ses proches, à son village, à ses terres. Il usera de sa magie pour lui faire perdre la tête. Il ne peut plus lui faire de mal, mais il peut briser sa vie. Où as-tu mis l’œuf ?

- En lieu sûr, ne t’inquiète pas. Il l’embrassa à nouveau.

Elle était si pâle. Ses cheveux roux flamboyaient sous la lune. Ses yeux renvoyaient mille éclats.

- Il faudra pourtant me le dire, chevalier.

Aldrick plongea son regard dans le sien. Il aurait voulu s’y noyer, s’y perdre, s’y oublier totalement. Il s’enfonça dans l’oreiller, le regard perdu dans les yeux jaunes du dragon.